16 Juin Les Mots du Vent : la poésie prend le large du 6 au 8 juillet
Informations pratiques
Du 6 au 8 juillet 2026, Les Mots du Vent installe sa cinquième édition au L.A.C de Sigean. Trois jours de salon, lectures, ateliers, ciné-concert, performances et concerts : une poésie en plein air, en pleine voix, loin des vitrines sages.
Il y a des festivals qui empilent les noms. Celui-ci préfère ouvrir des passages. Aux Mots du Vent, la poésie ne reste pas assise, elle circule, mange avec le public, se lit à voix haute, se chante, se grave, s’écoute allongé, se frotte au cinéma muet, au jazz, aux cordes, à l’électronique, à la langue des signes.
Le décor compte. Le L.A.C de Sigean n’est pas une salle neutre mais une ancienne cave viticole devenue lieu d’art contemporain. Autrement dit : de la matière, des volumes, de la lumière, un espace qui ne demande qu’à être traversé. Pour un festival de poésie, c’est presque un manifeste. Ici, le poème sort du livre sans l’abandonner.
Le livre comme point de départ
Chaque jour, le salon des éditeurs constituera le cœur battant de la manifestation. Autour de lui graviteront ateliers, lectures et propositions artistiques. Le 6 juillet, Anne-Claire Bosha ouvrira le bal avec un atelier d’écriture, avant une proposition de la compagnie Endogène portée par Emmanuelle Sarrouy et Charlotte Hamer. Nathalie Conte proposera une sieste contée pour le jeune public tandis que les éditions Rosa Canina présenteront Teo Libardo et Élodie Loustau. La journée s’achèvera entre le cabaret poétique d’Amanite Fluo et le concert du Trio Zéphyr.
Le lendemain, Marc Granier animera un atelier de gravure, Aurélie Delcros mettra à l’honneur les éditions Les Monteils et Nadège Chéref représentera la revue Lichen. Le ciné-concert autour de Nanouk l’Esquimau, accompagné au piano par Henri Herteman, s’annonce comme l’un des rendez-vous les plus singuliers du festival. Plus tard, Teo Libardo fera résonner l’œuvre de Cesare Pavese dans un concert qui prolongera le dialogue entre poésie et musique.
Des voix qui débordent du cadre
Le 8 juillet, Franck Andrieux conduira un atelier de lecture à voix haute avant une carte blanche partagée avec Niklovens Fransaint pour les éditions de L’Appeau’Strophe. Éric Chassefière rappellera l’importance du travail éditorial indépendant, tandis qu’une lecture consacrée à Steve Dalachinsky fera entendre la voix du grand poète new-yorkais lié à la scène jazz.
En fin d’après-midi, Maudite soit la guerre, porté par Antonio Rodriguez-Yuste et Carlos Carreras en langue des signes, ouvrira la poésie à d’autres modes de perception. La clôture reviendra à Sapho et à son spectacle Anthologie, accompagnée par le guitariste Vicente Almaraz.
Ce qui distingue Les Mots du Vent, c’est sa capacité à faire dialoguer les formes sans opposer le livre à la scène. Entre éditeurs, poètes, musiciens et artistes, le festival composera un espace à taille humaine où la poésie retrouvera son rôle le plus simple et le plus précieux : créer du lien.
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