16 Fév Marché de la poésie à Bordeaux du 19 au 22 mars
Informations pratiques
19 au 22 mars
Lieu : 10 Place du Marché Chartrons,
33000 Bordeaux
Entrée : libre
Du 19 au 22 mars 2026, la Halle des Chartrons accueille la 27e édition du Marché de la poésie de Bordeaux. Trente-neuf maisons d’édition, des lectures, des ateliers, des tables rondes et deux soirées performatives : la manifestation, organisée par l’Association culturelle du Marché des Chartrons, confirme son ancrage indépendant et son attention aux écritures d’aujourd’hui.
Sous la charpente métallique de la Halle des Chartrons, la poésie ne se met pas en scène : elle s’expose, se vend, se discute. Le Marché de la poésie de Bordeaux cultive cette proximité. Ici, les éditeurs tiennent table ouverte, les auteurs signent, les lecteurs circulent. La 27e édition, du 19 au 22 mars 2026, poursuit ce modèle sans le diluer.
Trente-neuf maisons sont annoncées, parmi lesquelles Cheyne, Lanskine, Klincksieck, L’Attente, Le Cadran Ligné, Pierre Mainard, Jacques Brémond ou encore Le Port a jauni. Ce dernier, maison marseillaise reconnue pour son travail exigeant en poésie jeunesse et en édition bilingue, est l’invité d’honneur. Un choix cohérent : la poésie jeunesse n’est plus un secteur marginal, elle constitue un laboratoire formel à part entière.
Performances et voix en tension
Le marché ne se limite pas aux stands. Deux soirées structurent le week-end. Le vendredi 20 mars, NATYOTCASSAN propose un duo interactif mêlant poésie et sons électro. Le projet repose sur l’alternance, la reprise, la saturation sensorielle. Le texte n’est pas récité : il est travaillé en direct, traversé par la matière sonore.
Le samedi 21 mars, changement d’atmosphère avec GILGAMEŠ, à partir d’un texte d’Anne-Marie Beeckman. Deux conteuses masquées revisitent l’épopée antique dans un dispositif contemporain. L’idée n’est pas de moderniser un classique, mais d’en faire ressortir les échos actuels : pouvoir, amitié, finitude.
La programmation accorde également une place aux rencontres thématiques. Sept tables rondes sont annoncées, dont un focus sur la poésie québécoise avec Martine Audet et Denise Desautels — deux figures majeures de la scène montréalaise — ainsi qu’une carte blanche au Port a jauni avec Bernard Friot, Pierre Soletti et Walid Taher. Un hommage à Carole Bijou figure également au programme, signe d’une attention aux parcours singuliers.
Transmission et ateliers
Le Marché assume aussi un volet pédagogique affirmé. Le vendredi 20 mars est consacré aux scolaires : rencontres dans les établissements le matin, puis accueil des classes participant au concours de poésie 2026 sous la Halle, avec la participation d’élèves du Conservatoire de Bordeaux (3e cycle théâtre).
Les ateliers rythment les quatre jours. Le jeudi 19 mars, une journée des associations met en voix des textes issus d’ateliers conduits par Ethnotopies et la Maison d’Ella, avant une scène ouverte en partenariat avec l’association Assonances. Le samedi 21 mars, ateliers d’écriture animés par Lucie Lelong et Isabelle Kanor. Le dimanche 22 mars, place à la jeunesse avec un atelier “cyanotype et poésie” mené par Marien Privat.
La liste des poètes invités confirme la diversité des écritures : Martine Audet, Anne-Marie Beeckman, Teresa Cabrera, Denise Desautels, Paule Marie Duquesnoy, Marie Huot, Laurence Lépine, Marie Piermano, Pierre Soletti, Walid Taher, Carine Valette, Bernard Friot, Lou Valse, Nat Yot. Un ensemble hétérogène, où se croisent poésie lyrique, écriture expérimentale, littérature jeunesse et performance.
À Bordeaux, le Marché de la poésie ne cherche pas l’effet spectaculaire. Il parie sur la durée, sur la rencontre directe entre éditeurs et lecteurs, sur la vitalité des petites et moyennes structures indépendantes. Pendant quatre jours, la Halle des Chartrons devient un espace de circulation dense, où la poésie s’achète, s’écoute et se travaille — sans intermédiaire, au plus près des textes.
Pas de commentaire