Jean Ristat, disparition d’un poète dandy-coco

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Ode pour hâter la venue du printemps/Tombeau de Monsieur Aragon/Le Parlement d’amour/La mort de l’aimé
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Ô vous qui dormez dans les étoiles enchaînés
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Compagnon de Louis Aragon et exécuteur testamentaire de son œuvre, le poète Jean Ristat créateur de la revue Digraphe avait également ressuscité  Les Lettres françaises en 1989.

Acteur emblématique de la scène littéraire française, Jean Ristat nous a quittés le samedi 2 décembre. En juin, Daniel Mesguich, Olivier Barbarant, Danièle Sallenave, Erik Orsenna et de nombreux amis ont célébré les 80 ans de ce poète au Moulin de Villeneuve (Maison Elsa Triolet-Aragon). Ami de Jacques Derrida, Roland Barthes ou Francis Ponge, Jean Ristat était un homme à la fois séduisant, imprévisible et déconcertant. Fidèle à ses amours et à ses convictions politiques jusqu’à la fin, il a été un allié des communistes tout en préservant une liberté inconditionnelle, comme en témoigne son engagement pour la défense des sexualités plurielles .

Le poète laisse derrière lui une œuvre considérable de plus de vingt livres. L’homme de lettres a fait preuve de constance et de détermination, avec l’objectif clair de « remettre l’intelligence au premier plan, de raviver l’esprit de résistance et l’enthousiasme, et de donner la parole aux créateurs ». Sa passion pour l’art l’a conduit à collaborer avec le chorégraphe Roland Petit au début des années 1970. Sa tragi-comédie La Perruque du vieux Lénine (Gallimard, 1980) a confirmé son penchant pour un lyrisme baroque, légèrement décalé et toujours provocateur.

Le terme de poète dandy-coco a été emprunté à Marie-José Sirach dans l’hommage rendu dans les pages de l’Humanité.

Colloque sur le Crépuscule d'Aragon avec Jean Ristat et Olivier Barbarant
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