Katherine Mansfield : la poésie à l’état libre

Photo : © photo montage d'après un portrait de Florence Pazzottu par Charles Grémont

On la connaît nouvelliste, figure consacrée de la littérature anglophone. On la connaît beaucoup moins poétesse. La poésie de Katherine Mansfield est longtemps restée dans l’angle mort de la postérité. Aujourd’hui, un siècle après sa mort, et avec la parution de L’oiseau du karaka, l’éditrice Catherine Tourné et la poétesse et traductrice Florence Pazzottu, font entendre une voix confinée dans les marges de son œuvre. Plus qu’une traduction, leur travail opère une véritable réhabilitation : celle d’une écrivaine dont la poésie, libre et fulgurante, faisait battre le cœur de toute sa création.

Il faut parfois du temps pour qu’une pensée trouve réellement sa voix. Parfois pour qu’elle soit simplement entendue. Alors le temps, il faut bien le prendre. Pour raconter ce qui a été tu. Pour réparer ce qui peut l’être. Et pour transmettre.

En allant à la rencontre de Catherine et Florence – et par elles, celle de Mansfield – j’ai vécu un échange sororal qui débordait largement du cadre de l’entrevue.

La poésie a ceci de grandiose que, lorsqu’on parvient véritablement à la toucher du doigt, elle nous ouvre un « au-delà » où la forme s’efface pour laisser affleurer l’esprit, où les voix se relaient pour que les fantômes reviennent à la vie et où l’on parvient à effleurer ce je ne sais quoi qui tous nous relie.

Lors de cette réunion au féminin, il a ainsi été question de réhabilitation littéraire, de confrérie artistique, de transmission mais surtout de liberté. Et de ce que représente vraiment la poésie.

L’oiseau du karaka et le soleil marseillais

J’arrive avec deux minutes de retard à L’Ours et la Vieille Grille, café-librairie, haut lieu de vie poétique et quartier général des Éditions Lanskine – fondées par Catherine Tourné.

Celle-ci m’aperçoit à travers la vitre et me fait signe d’entrer par la partie café. L’ambiance est paisible. D’un côté, quelques notes pianotées tandis que s’organisent les préparatifs d’une soirée ; de l’autre, des nez pointés dans les livres, des limonades sirotées et quelques flâneries pensives bien désordonnées.

Nous montons à l’étage dans le bureau de l’éditrice. La table ronde trône au milieu des livres. Par écrans interposés, nous rejoignons Florence et son soleil marseillais.

D’emblée la conversation est chaleureuse et spontanée. Nous commençons par le commencement : la naissance du projet.

Dans le prolongement d’une première aventure autour du célèbre cinéaste et poète italien Pasolini*, l’éditrice décide de suivre en toute confiance la nouvelle proposition de son autrice. Les premiers poèmes traduits par Florence suffisent à la convaincre : la poésie de Mansfield n’a rien à faire au placard.

Pour Florence, l’aventure commence bien des années avant (quelque part entre « quelques » et « pas mal ») dans la librairie l’Odeur du Temps, dans le premier arrondissement marseillais. « Comme souvent un livre est venu à moi » précise-t-elle. Ce jour-là, il s’agit du recueil Poèmes, un traduction proposée par Anne Wade Minkowski aux éditions Arfuyen.

« Pourquoi est-il si difficile d’écrire simplement, et non seulement simplement mais sotto voce… ? » s’interroge K. Mansfield dans un texte accompagnant le recueil. Une poésie comme on parle, comme on s’exclame, comme on respire et comme on susurre. Une poésie au rythme des souvenirs, des bribes, des bulles d’écume et des tic-tac du pendule…

Florence connaissait la nouvelliste. Elle découvre une voix subtile. Mais n’entre pas en résonance avec la traduction d’Anne Wade Minkowski qui « lui fait entendre une conception de la poésie de Mansfield » avec laquelle elle émet des réserves.  

Florence entend dans la voix de Mansfield une parole directe mais travaillée par la forme, traversée par la vitesse, la vigueur de l’oralité et de la conversation. Par « la puissance de l’adresse qui dit quelque chose de l’intensité de la vie » ajoute-t-elle.

Florence commence par traduire quelques poèmes. Certains paraissent dans la revue Petite qu’elle a cofondée avec Christiane Veschambre. Mais le projet en demeure-là, en suspens, jusqu’à une conversation récente avec Catherine, au cours de laquelle elle lui fait part de sa nouvelle passion pour la traduction après l’aventure Pasolini. Le projet prend forme, l’Oiseau du karaka trouve une branche sur laquelle se poser.

Il faut parfois plusieurs femmes pour qu’une autre soit entendue. Et une démarche qui dise davantage qu’une entreprise de traduction, mais l’appréhension d’un artiste et d’une œuvre dans son entièreté. La sortie de la sélection de poèmes de K. Mansfield présentés et traduits par Florence Pazzottu aux éditions Lanskine raconte la rencontre entre une femme décorsetée du siècle dernier, une poétesse d’aujourd’hui qui la traduit avec une certaine idée de justice, et une éditrice qui ouvre aux deux premières le souffle d’un espace éditorial.

Je me tiens seins hauts dans les fleurs

(titre extrait du poème Dans la vallée Rangitaki)

La poésie de Mansfield est à l’image et indissociable de la vie qu’elle a menée : insoumise, incandescente, parfois ombragée, souvent tumultueuse. « Ses livres, comme son regard, incarnaient la jeunesse », dira d’elle Virginia Woolf après sa mort.

Florence nous dresse le portrait incarné de cette femme « qui était avant tout poète ».

Immersion.

Katherine Mansfield a vécu une vie brève, écourtée par la tuberculose. Elle meurt dans la fleur de l’âge, à 34 ans.

Elle naît sous le nom de Kathleen Beauchamp le 14 octobre 1888 en Nouvelle-Zélande – alors colonie de L’Empire britannique – dans une famille riche de Wellington. Elle meurt précipitamment en 1923 à Avon, en France, dans l’« Institut pour le développement harmonieux de l’homme » fondé par Gurdjieff dans lequel elle espérait recouvrer si ce n’est la santé, du moins les forces de survivre. Une entreprise somme toute échouée.

La brièveté de son existence est cependant inversement proportionnelle à son intensité. Et ne l’aura en rien empêché de faire la courte échelle pour s’échapper d’une destinée toute tracée et aller épuiser la vie comme bon lui semblait.

A 18 ans l’indocile fuit l’environnement familial bourgeois pour aller vivre de sa plume en Angleterre. Au risque du scandale et de la misère. Elle coupe court avant l’heure, aussi bien les cheveux que la jupe (bien avant qu’en arrive la mode), et délaisse les bals de la bonne société pour aller danser et chanter dans les bars. Elle bouscule les codes, les genres et ne laisse personne indemne.

Quelques années plus tard, elle perd brutalement son jeune frère, de six ans son cadet. Il a 21 ans lorsqu’il meurt sur le front français en octobre 1915.

La mort aux trousses, elle refuse de s’y soumettre. Et lui répond en poésie.

Bien avant de découvrir ses poèmes, Florence est déjà frappée par l’intensité de vivre de K. Mansfield, et par la puissance intuitive qui traverse ses écrits (ses nouvelles, son journal et ses correspondances). K. Mansfield écrit comme elle semble exister : à vif, sans chercher à résoudre ce qui peut demeurer en suspens. Admiratrice de Tchekhov, la virtuose du bref compose des nouvelles sans chute ni résolution, où les êtres et les sensations existent dans toute leur complexité.

Lorsque Florence découvre finalement sa poésie et relit l’ensemble de son œuvre, une évidence se dessine : chez K. Mansfield, tout se lie. Nouvelles, poèmes, journal, correspondance forment un même mouvement, dont la poésie serait le centre de gravité.

Et pourtant, c’est précisément ce centre vital que l’histoire littéraire a longtemps laissé dans l’ombre. Très peu de poèmes paraissent de son vivant, les éditeurs lui reprochant notamment d’avoir délaissé la rime – « étonnant lorsque l’on sait qu’à cette période toute l’avant-garde était passée par là », note Florence.

C’est après sa mort que son mari et exécuteur testamentaire, John Middleton Murry, rassemble ses poèmes et les publie.

L’histoire continuera pourtant de maintenir sous cloche la poésie de K. Mansfield. Une omission d’autant plus troublante aux yeux de Florence Pazzottu et Catherine Tourné que Mansfield elle-même en revendiquait la place centrale.

Mais qui était donc cette femme ?

Une femme d’une « liberté incroyable », s’exclame Catherine Tourné. D’une liberté qui dépasse la seule rupture familiale ou conventionnelle. Une liberté d’être sans revendication, intuitive, viscérale, inscrite dans la densité même de son existence et de sa plume.

Une femme ardente et sombre aussi, capable d’accéder aux abîmes de la psyché humaine tout en conservant dans ses poèmes une étonnante légèreté : « Quand elle évoque ses jeux d’enfants ou ses fantômes, elle arrive à leur donner une présence, une sensualité, une vivacité. », nous précise Catherine.

K. Mansfield est une femme passionnée traversée par les contraires, qui ne cherche pas à les résoudre mais les laisse coexister.

Elle conservera jusqu’à sa mort « cette puissance d’éprouver propre à l’enfance » et à ceux avertis de la fragilité de la vie : ses excès, l’étonnement, la disponibilité au monde… sans jamais verser dans la grandiloquence.

« Ce qu’elle désirait c’était dire la vérité des choses vues, entendues et senties, capter l’instant de présence »

« Ce monde, vous savez, ce monde de grandes personnes, je n’en suis pas » écrit un jour Mansfield à John Middleton Murry, son mari. Une enfance éternelle qui confère à sa langue une étonnante simplicité, « sans rien rabattre de ce qu’elle cherche saisir, une simplicité sans simplisme ».

Traduire la fureur de vivre

Comment entre-on dans le souffle de quelqu’un d’autre ? Comment sait-on qu’on est apte à faire passer et conduire au-delà toute la subtilité d’une langue singulière ?

Pour Florence Pazzottu la réponse est davantage sensitive que réflexive. Elle n’a jamais traduit sur commande, chaque projet de traduction commence par une connexion profonde, une compréhension empathique de l’autre puis une immersion dans l’entièreté de son œuvre, et de sa vie : « J’ai eu l’impression avec Manfield que je la comprenais. »

Traduire consiste alors à s’approcher au plus près de l’auteur, à tenter de retrouver ce qui, dans le poème, a été éprouvé avant même d’être formulé.

La traduction est également une rencontre avec une époque : « par la correspondance tu rencontres l’entourage et c’est toute une époque qui résonne avec la tienne. »    

Dans cette traversée, un sentiment de fraternité advient au-delà de l’espace et du temps.

Une fois passée la phase d’immersion, il s’agit d’« opérer ».

« La traduction est un travail sur matière. »

L’expression pourrait presque servir de manifeste. Florence compare le geste du traducteur à celui du montage au cinéma : « La matière est là. » Il faut la regarder, l’éprouver, la travailler jusqu’à trouver la forme juste. Pas question de reproduire mécaniquement, ni de plaquer sur le français les effets de la langue originale. « Je vais tenter de garder quelque chose de ce que je perçois de la musique, mais je ne vais pas chercher à la reproduire, car cela risquerait de faire dire au poème tout autre chose. »

Son choix est donc celui de la proximité plutôt que de la fidélité littérale : être au plus près de ce que la poète a tenté de dire, et le partager. La forme n’est pas sacrifiée, mais elle n’est pas non plus érigée en dogme. Car lorsqu’un poème passe d’une langue à l’autre, sa matière nécessairement se transforme. L’enjeu est alors de préserver, au-delà des mots et de leur musique, les lames de fond.

Catherine, l’éditrice, précise :

« Les premiers poèmes de Mansfield sont vraiment des comptines, elles ont le rythme de l’enfance qu’on peut facilement entendre en anglais. Dans les traductions de Florence, elles en auront plutôt le goût. Elle a restitué l’esprit du texte pour ce qui est possible pour notre langue ». « Et c’est ce qui est remarquable », ajoute-t-elle.

Ainsi la qualité première d’un traducteur est sa mise au service du texte. Le traducteur « porte et fait advenir. »

Traduire, c’est enfin transmettre. Pour Florence et Catherine, cela ne s’arrête pas au texte. De l’ordonnancement des poèmes à la couverture, tout participe de la continuité du geste. Et du livre tendu au lecteur.

Nouer le langage à l’inconnu

« La poésie n’est pas un genre, on nomme à raison des poètes qui n’ont jamais écrits de vers »

Quel est le point commun entre une poétesse longtemps tenue en sourdine et celle qui, aujourd’hui, lui rend sa voix ? Une conception de la poésie qui déborde des cases trop étriquées dans lesquelles on veut l’assigner. K. Mansfield desserre le corset ; Florence Pazzottu recueille les fragments de vie et les articule jusqu’à faire apparaître ce qui les relie. Chez l’une comme chez l’autre, la poésie est plus qu’un genre :  elle est une manière de se tenir au monde ; et de le faire tenir en un seul morceau.

Finalement la poésie aurait davantage quelque chose de l’acte et de l’effet – et entre les deux mettez-y ce qui vous plaît.

Pour Florence Pazzottu, l’acte poétique ou plutôt l’« opération » consiste d’abord à accueillir l’imprévisible, « une discipline d’accueil des coïncidences » précise-t-elle. Sans chercher sous quelle forme cela adviendra. Car la poésie, lorsqu’elle surgit, porte avec elle sa propre forme et ses propres lois.

« On n’écrit jamais seul, cela vient toujours du dehors » ajoute-t-elle. Autrement dit ce qui arrive au poème n’est donc  jamais entièrement sous le contrôle du poète. Une conception qui rejoint la fameuse « dictation from the outside » de Spicer : une phrase entendue, une collusion de choses, l’inattendu qui fend tout à coup l’espace du réel : « je suis d’accord avec Spicer, il s’agit des fantômes ou des Martiens ! » s’amuse Florence.

Le poète apparaît alors comme un être récepteur capable de s’ouvrir aux plus grands comme aux plus infimes espaces du monde et de l’existence, dans une posture qui suppose d’accepter le désemparement et le saut dans l’inconnu.

Il s’agit ensuite d’être à la hauteur de son étonnement et de traduire l’imperceptible.

Une discipline des hautes sphères et loin du quotidien ?

Pour Florence la réponse est non. Elle évoque le temps où, mère de jeunes enfants, elle pouvait passer d’un geste aussi concret que changer une couche à la pensée d’un poème à venir, sans jamais éprouver de rupture entre les deux :

« Toute la vie est comme ça ».

La poésie serait ainsi une forme d’intelligence qui fait tenir ensemble ce que l’on croit devoir séparer : le concept et le trivial, l’infime et le vertigineux, l’instant et l’infini, l’expérience physique et la pensée. Faire entrer dans la même langue articulée des mondes que tout semblait devoir tenir éloignés.

Chez K. Mansfield aussi, tout semble pouvoir coexister dans le même espace poétique : les morts y retrouvent des couleurs, l’ombre côtoie la lumière, l’enfance ne disparaît jamais tout à fait, le sensoriel rencontre la pensée. Sa poésie lie et dit sans même chercher explicitement à le faire. Elle laisse libre cours à la poésie d’exister par elle-même, dans tous les pans de son œuvre et de sa vie.

Et pour que la poésie produise son effet, il faut aussi travailler l’adresse. À qui parle-t-on lorsque l’on écrit ? À quelqu’un, quelque part, « ce je ne sais qui comme disait Mandelstam »** ajoute Florence. Un destinataire nécessaire, mais toujours inconnu.

Chez Mansfield, cette adresse semble d’une grande simplicité, directe, sensible, intuitive. Son écriture peut parvenir et toucher rapidement.

Florence quant à elle raconte avoir longtemps eu le sentiment que les livres qu’elle lisait lui étaient adressés. Celui qui écrivait ne savait pourtant rien d’elle. Et c’est précisément là que se joue le paradoxe : le singulier devient universel sans cesser d’être singulier : « J’avais l’intuition profonde et précoce que ce qui m’était le plus intime était fondamentalement partageable. »

Catherine, ajoute, laudative, « Florence arrive dans sa poésie à avoir une très grande attention à l’écriture, au rythme, mais aussi à l’autre ».

Le poème ne dit pas la même chose à chacun : il ouvre entre celui qui écrit et celui qui lit un espace de rencontre chaque fois unique, mais pourtant universel.

Et la poésie, si l’on peut la résumer ainsi, est une opération tournée vers l’autre et la vie ; et le poète a ceci de courageux de continuer d’interroger cette dernière, même lorsque l’atrocité côtoie de près l’absolue beauté.

L’entretien touche à sa fin. Catherine et Florence me tendent le livre, prêt à être livré au monde. Sur la couverture, Katherine Mansfield pose, le regard franc, porté au-delà de la marge de papier. Son visage dit la jeunesse, son port altier, une liberté affirmée. Le noir et blanc s’est paré de couleurs : le bleu de la mer, le jaune des « genêts ondoyants » des paysages de son enfance, le mauve comme lumière liminaire qui fait glisser la nuit vers le jour.

Un sourire semble s’esquisser au bord de ses lèvres charnues. D’autres femmes libres l’ont regardée. L’ont lue. Et peut-être, enfin, comprise.

* Florence Pazzottu a traduit et présenté le recueil de poèmes Transhumaner et organiser (Trasumanar e organizzar), publié en français aux éditions LansKine en 2025.
**Le poète russe Ossip Mandelstam développe dans son texte « De l’interlocuteur » une théorie de l’adresse poétique : le poème est nécessairement adressé à quelqu’un, mais ce quelqu’un ne peut pas être un destinataire parfaitement déterminé.
L’oiseau du Karaka

Date de parution : 06/10/2026
Éditeur : Lanskine
Nombre de pages : 120

Photo : © Charles Grémont

Florence Pazzottu… en bref

Florence Pazzottu est une autrice, réalisatrice et traductrice prolifique dont la poésie – à la fois corporelle, intellectuelle et profondément ancrée dans le quotidien – traverse les genres et les sujets avec toujours une attention constante portée à l’autre et au réel.

Son œuvre compte une vingtaine de livres parus chez différents éditeurs, parmi lesquels Flammarion, L’Amourier, Al Dante / Les Presses du réel, le Seuil et LansKine, ainsi que plusieurs films sélectionnés en festivals.

Plusieurs de ses textes ont également été portés à la scène, notamment L’Accouchée, réédité en poche chez LansKine en 2023, dont Laure Catherin et Christophe Grégoire ont signé l’adaptation scénique, actuellement en tournée.

Florence Pazzottu a également traduit, présenté et annoté Transhumaner et organiser de Pier Paolo Pasolini, dernier recueil en vers entièrement original publié par le poète de son vivant, paru en 1971 et resté jusqu’alors inédit en français. Le livre est paru chez LansKine en octobre 2025, avec une postface d’Hervé Joubert-Laurencin.

Elle signe également la traduction et la présentation de L’Oiseau du karaka, un ensemble de 44 poèmes de Katherine Mansfield, à paraître chez LansKine en octobre 2026. Il s’agit du plus large ensemble de poèmes de Mansfield publié en français à ce jour.

Avec l’artiste et graveur sur bois Olivier Deprez, Florence Pazzottu mène par ailleurs le projet de livre d’artiste Mina H. contre Dracula, lauréat de la bourse Arcane 2023. Le projet est au cœur d’une exposition du même nom à The American Gallery, à Marseille, du 11 octobre 2026 au 11 avril 2027.

Publications et réalisations récentes

– Transhumaner et organiser, Pier Paolo Pasolini, traduit, présenté et annoté par Florence Pazzottu, postface d’Hervé Joubert-Laurencin, LansKine, octobre 2025.

– Les Contes d’ici et Qui, deux ouvrages parus en février 2026 dans la collection Poche de LansKine. Qui est accompagné d’un entretien avec Liliane Giraudon ; Les Contes d’ici reprend et prolonge le cycle inspiré des Contes d’Ise.

– Tu fais quoi ?, film de 12 minutes réalisé par Florence Pazzottu en 2026, présenté en première mondiale au FIDMarseille 2026, dans la section « Autres Joyaux ».

– L’Oiseau du karaka, 44 poèmes de Katherine Mansfield traduits, présentés et réunis par Florence Pazzottu, LansKine, octobre 2026.

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